Page:Vaillant-Couturier - Députés contre parlement.djvu/90

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 80 —

aucun mot d’ordre. Mais, en se débarrassant de toute idée préconçue, en nettoyant leur sincérité, en s’adonnant « jusqu’au bout » à la droiture de la raison, ils constatent qu’en théorie et en fait, le Communisme International est l’incarnation vivante d’un rêve social bien fait, et que par lui l’évidence se doublera de la force. Ils servent ce rêve — et cet enfantement — en se consacrant à la pure et simple propagation du vrai.

Il faut vouloir la révolution puisque c’est un bien, et que d’ailleurs le régime social actuel n’est plus viable. Elle se préparera par la diffusion des idées justes, par la vulgarisation des faits réels, par l’explication, par la vérité. Elle naîtra dans les choses comme sa nécessité est déjà née dans les pensées claires. Elle s’imposera pour toujours, non pas quand nous le voudrons, mais quand nous l’aurons voulu. Mais, latente ou réalisée, elle n’a été et ne sera jamais que le cri et que la puissance de la pensée.