Page:Van Hasselt - Nouvelles Poésies, 1857.djvu/11

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PRÉFACE.





En tête d’un recueil que l’auteur publiait il y a cinq ans, il disait ceci :

« — À quoi, demandera-t-on, rime ce volume de poésies, surtout dans les temps où nous vivons, et dans le pays où nous sommes ? »

Un peu plus loin il ajoutait :

« Pourquoi ne pas l’avouer ? L’auteur a pris un certain plaisir à jeter ce livre dans la poussière du champ clos où se démène notre chamaillis soi-disant politique. Il s’est souvenu qu’étant enfant il s’amusait parfois à faire rouler des cailloux dans les eaux de la Meuse. Ses cailloux que sont-ils devenus ? Que deviendra son livre ? Deux questions qui n’en font qu’une et auxquelles il répondra par ce seul mot :

— Qu’importe ? »

Il pourrait des mêmes paroles faire la préface du nouveau volume qu’il abandonne aujourd’hui aux