Page:Van Hasselt - Nouvelles Poésies, 1857.djvu/40

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Un soleil suffit pour flétrir nos roses ;
Vous brillez toujours

Rien ne vous ternit. Pas de main profane,
Fleurs de diamants,
Pas d’orage obscur qui vous brise et fane
Vos bouquets charmants.

Que de fois à l’heure où le jour décline,
Que de fois le soir,
Triste et recueilli, seul sur la colline,
Seul je vais m’asseoir !

Je vous vois ouvrir vos corolles blanches,
Chastes fleurs du ciel,
Quand les rossignols chantent sur les branches
Leurs chansons de miel.

Et les fleurs des bois, et les fleurs des plaines,
Font monter vers vous
Toutes leurs senteurs, toutes leurs haleines,
Leurs parfums si doux.

Comme cet encens qui, la nuit, s’élève