Page:Variétés Tome II.djvu/151

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


La Moustache des filous arrachée, par le sieur Du Laurens1.

Muse et Phebus, je vous invoque.
Si vous pensez que je me mocque,
Baste ! mon stil est assez doux ;
Je me passeray bien de vous.
Je veux concilier la moustache,
Et si je veux bien qu’il le sçache,
De cet importun fanfaron
Qui veut qu’on le croye baron,
Et si n’est fils que d’un simple homme.
Peu s’en faut que je ne le nomme.
Il se veut mettre au rang des preux
Pour une touffe de cheveux,
Et se jette dans le grand monde
Sous ombre qu’elle est assez blonde,
Qu’il la caresse nuict et jour,
Qu’il l’entortille en las d’amour2,


1. Sans doute Jacques Du Lorens, de qui l’on a un recueil de satires. La pièce que nous donnons ici ne s’y trouve pas.

2. C’étoit la moustache à l’espagnole. G. Naudé, dans le Mascurat, parle des caricatures qui couroient de son temps