Page:Variétés Tome II.djvu/195

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teurs et vicaires ; la cour, en declarant le dict article, ordonne qu’ils ne seront tenus d’en prendre, mais s’ils s’en presentent aucuns pour estre coadjuteurs qui soyent agreables à ceux ou à celles qui y auront interest, en ce cas, et non autrement, ils pourront desservir comme vicaires avec les dicts beneficiers. Et quand au dixiesme article, qui oste les contredicts et reproches entre le mary et la femme, demeurera cest article en surseance jusques à ce que l’on ayt faict plus ample remonstrance au dict seigneur. Au regard du vingt-neufvième, qui veut que l’on joue à dame touchée dame jouée, n’aura ledict article lieu, sinon que du commencement il eust eté ainsi accordé entre ceux et celles qui joueront ; et quant à tous les autres articles, celuy qui usera le moins de ces presentes ordonnances sera estimé le plus sage et trompera son compagnon.

Fait en la ville de Congnac, aux grands arrests prononcez en robbe rouge44, la veille de la solemnité des Roys, l’an mil cinq cens soixante-quatre.

Signé : Pousse Motte45.



44. « Le parlement prononçoit en robe rouge les arrêts les plus importants, qui devenoient ensuite comme autant de règles pour notre jurisprudence. (V. l’Interprét. des Institutes, II, 84, 87 et passim.) On trouve dans les œuvres de du Vair un recueil d’arrêts prononcés en robe rouge. » (Note de M. Feugère.)

45. Ces ordonnances ont été très diversement jugées. Feller, dans son Dictionnaire historique, les traite fort mal. M. Feugère est plus indulgent (Essai sur… la vie d’Estienne Pasquier…, p. 208, note). « Quoi qu’on ait dit de cette pièce,