Page:Variétés Tome II.djvu/197

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


L’Adieu du Plaideur à son argent.1
In-8. S. L. ni D. 16 pages.

Le jeu de paulme et le Palais
Sont (ce me semble) de grands frais ;
Les tripots et les plaideries
Sont le vray jeu du Coquimbert2 :
Car il en couste aux deux parties,
Et en tous deux qui gaigne pert.

Adieu, mon or et mes pistolles,
Adieu mes belles espagnolles3,
Adieu mes escus au soleil :
Messieurs les maistres des requestes
Et les advocats du conseil
Auront de quoy passer les festes.



1. M. Leber possédoit une édition de cette pièce qui portoit la date de 1624.

2. C’est celui que Rabelais désigne ainsi (liv. 1er, ch. 22) :

À Coquimbert,
Qui gaigne perd.

3. La pistole étoit originairement une monnoie d’Espagne.