Page:Variétés Tome VI.djvu/118

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À monsieur de Nangy77, vingt mil livres.

À monsieur de Montespan, dix mil livres.

À monsieur d’Argouges, dix mil livres.

À monsieur d’Aubigny, huict mil livres.

À monsieur de Razilly78, huict mil livres.

À monsieur du Plessy-Mornay, trente-six mil livres.

À monsieur Benjamin79, dix mil livres.

À monsieur de Vignolles80, dix mil livres.

À monsieur le marquis de Conaquin, dix mil livres.

À monsieur de Riberpré81, douze mil livres.

À monsieur le marquis de Nouailles, dix mil livres.



77. Très brave officier, qui servoit comme mestre de camp au siége de Gravelines, en 1652, et y fut tué.

78. M. de Razilly étoit un voyageur revenu depuis 1613 des îles d’Amérique, d’où il avoit ramené toute une famille de sauvages, dont il est longuement parlé dans les lettres de Malherbe à Peiresc. V. p. 258, etc.

79. Le même que Saint-Amant appelle

Des bons escuyers la source.

Il tenoit a Paris une académie d’équitation. L’abbé Arnauld, qui travailloit à son académie en 1634, fait de lui les plus grands éloges. Cinq-Mars prit aussi de ses leçons, ainsi que le duc d’Enghien, « et, dit l’abbé, c’est, je crois, la plus forte preuve qu’on puisse donner de l’estime dans laquelle estoit cet excellent maistre ». (Mém. de l’abbé Arnauld, Collect. Petitot, 2e série, t. 34, p. 130, 134, 135.)

80. Il avoit été maréchal de camp sous Henri IV. C’est lui qui, lors de la panique de 1636, conseilla d’attaquer Corbie, jurant de le reprendre en quinze jours. On se trouva bien d’avoir suivi son conseil.

81. On le récompensoit là sans doute d’avoir été l’un des