Page:Variétés Tome VI.djvu/120

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À monsieur de Grandmond, huict mil livres85.

À monsieur de Martainville, six mil livres.

À monsieur Ribère, medecin86, huict mil livres.



85. En 1641, le sieur de Grammont, « fils naturel de M. le prince de Conti », n’est porté que pour 2,000 livres.

86. Sur l’état de 1641 le médecin Ribère ne se trouve plus, mais il y en a six autres à sa place : Bonnard, premier medecin du roy, pour 12,000 livres de gages ; Seguin, premier medecin de la reyne, pour 6,000 ; Guillemeau, medecin ordinaire du roy, pour 2,400 ; Citoye, medecin du roy (il étoit aussi, comme on sait, celui du cardinal de Richelieu), touchoit 2,000 livres « pour sa pention », et non pour ses gages ; enfin Le Teillier, médecin du roy, touchoit 1,200 livres. — Ce qui nous étonne, c’est de ne pas voir ici le nom d’Hérouard, qui devoit être pourtant, en 1621, attaché à la personne du roi, d’après ce que dit Tallemant (édit. in-12, t. 3, p. 62) : « J’oubliois que son médecin Hérouard a fait plusieurs volumes de tout ce que le roi a fait, qui commencent depuis l’heure de sa naissance jusqu’au siége de La Rochelle, où vous ne voyez rien, sinon à quelle heure il se réveilla, déjeuna, cracha, pissa, etc. » Ce singulier manuscrit a été indiqué par le P. Lelong dans sa Bibliothèque de la France, t. 2, nº 21,448. Il porte ce titre : La Ludovicotrophie, ou Journal de toutes les actions et de la santé de Louis, dauphin de France, qui fut ensuite le roi Louis XIII, depuis le moment de sa naissance jusqu’au 29 janvier 1628, par Jehan Hérouard, premier médecin du prince. Il paroîtroit qu’Amelot de la Houssaye avoit eu connoissance de ce journal, quand il écrivit, ne se trompant que sur le nom du médecin : « Bouvard, médecin de Louis XIII, lui fit prendre en un an 215 médecines et 212 lavements, et le fit saigner 47 fois. » (Mémoires historiques, t. 2, p. 193–194.) Ce Journal est aujourd’hui parmi les manuscrits de la bibliothèque de l’Arsenal, in-4, nº 184.