Page:Vasari - Vies des peintres - t9 t10, 1842.djvu/374

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nous l’avons dit ailleurs, on trouve, chez le duc de Florence, un petit tableau renfermant la Passion du Christ.

À Ausse succédèrent Louis, de Louvain ; Pierre Christa, Just, de Gand ; Hugo, d’Anvers, et plusieurs autres qui, n’étant jamais sortis de leur pays, conservèrent toujours la manière flamande. Nous en dirons autant d’Albert Durer, qui cependant visita l’Italie, et sut imprimer aux têtes de ses personnages un caractère de beauté et de vivacité que toute l’Europe admire.

Mais glissons sur ces maîtres et sur Lucas de Hollande, pour arriver à Michel Coxcie, que nous avons connu à Rome, en 1532 (4). Michel étudia, avec succès, la manière italienne, et peignit à Rome quantité de fresques, parmi lesquelles nous citerons celles dont il orna deux chapelles de l’église de Santa-Maria de Anima. Il retourna ensuite dans sa patrie où son talent est apprécié, et où l’on nous apprend qu’il a fait, entre autres choses, pour le roi d’Espagne, une copie du Triomphe de l’Agnus Dei, dont la ville de Gand est redevable à Jean van Eyck.

Peu de temps après Michel, vint à Rome Martin Hemskerck, bon peintre de figures et de paysages. Il a fait, en Flandre, une foule de tableaux et de dessins qui ont été gravés, ainsi que je l’ai noté ailleurs, par Jérôme Kock que j’ai connu à Rome, pendant que j’étais au service du cardinal Hippolyte de Médicis (6). Tous les artistes que je viens de nommer ont déployé une grande richesse d’inven-