Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/11

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mettre à notre disposition, avec une extrême obligeance, les manuscrits nécessaires à nos recherches, nous avons trouvé les minutes au net de M. le comte d’Aunay, conformes aux copies cartonnées, cotées 38, une préface de M. d’Aunay, une lettre qu’il écrivit aux maréchaux de France, et la réponse de ces derniers, qui approuvaient son projet ; il n’eut pas d’exécution.

En 1740, des libraires de Leyde imprimèrent in-4° le Mémoire, pour servir d’instruction dans la conduite des sièges, que Vauban avait fait en l669 pour M. de Louvois. Le confondant avec le Traité de l’Attaque des Places, ils l’annoncèrent comme ayant été présenté au roi Louis XIV en 1704. Il peut être curieux de connaître le jugement que Vauban portait de ce premier travail vers cette époque ; voici ce qu’on lit, écrit de sa main, sur le verso de la couverture de l’exemplaire que possède M. le marquis de Rosanbo :

« Cet ouvrage est bon et excellent, mais il demande beaucoup de corrections, et j’ai quantité de bonnes choses à y ajouter. »

« Il fut fait en l’année 1669, à l’instante réquisition de M. de Louvois, qui, n’entendant pas les sièges, avait pour lors grande envie de s’en instruire. Comme je n’eus que six semaines de temps pour y travailler[1], cela a été

  1. M. le comte d’Aunay rapporte dans la préface dont j’ai parlé, que Vauban ne commença le Traité de l’Attaque des Places qu’au retour de la campagne de 1703, et deux mois après il eut l’honneur de le présenter au duc de Bourgogne.