Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/190

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


elles voient bonne partie, et sont très-mal aisees à demonter ; parce que les batteries opposées aux flancs ne les peuvent voir , et que leur recul etant fort enfoncé, il est très—difficile de les trouver, à‘ moins que de mettre du canon sur les parapets des places d'armes V, V d’où on les puisse battre directement’; _et\c’est à quel il ne faut pas man quer qu’on sera maitre, et qu’on s'apercevra qu’il y aura des pieces de canon sur la courtine, non plus que de faire rechercher par les bombes et les pierres. Il, faudra aussi tâcher- de les servir d'un ricochet ou deux : ce est assez difficile , à moins qu'il n’y ait quelque marque sur la courtine qui puisse en faire connaître l'alignement par dessus les bastions, comme un portail, des gérites , quelque grand bâtiment adossé contre le derrière du rempart, ou des arbres plantés a la ligne. Toutes ces remarques ne doivenf pas manquer d’être observées.


Un bon plan peut beaucoup aider à ces découvertes, parce que si le prolongement de la courtine coupe en quelque endroit les faces, comme en X, X' ; cela joint aux autres remarques, pourra indiquer son enfilade, et à même temps les endroits où l’on se pourra mettre pour placer les ricochets. Les batteries L, L, des demi-lunes collatérales, pourront faire cet effet, sinon en faire sur les extrémités de la seconde place d’armes, comme en S, S. Soient les unes ou les autres de ces bat-