Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/51

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qui leur sont destinés, et le général distribue aux officiers généraux chacun le leur. On règle à même temps le quartier du roi ; celui des vivres, et le parc de l’artillerie ; ce qui se rectifie les jours suivans, et, autant qu’il est possible, par rapport aux attaques de la place, dont on doit déjà avoir quelque notion. On doit cependant disposer des petites gardes avancées aux environs de la place, soutenues par de plus fortes pour la resserrer autant que l’on peut, et les poster le plus avantageusement qu’il sera possible, pour empêcher la garnison de sortir et de fourrager. Après quoi les ingénieurs tracent les lignes à la perche et aux piquets, afin que les troupes puissent régler leurs camps à demeure ; ce qui se fait en établissant le front de bandière, parallèle aux lignes, à la distance de 60, 80, 100 ou 120 toises au plus ; on les trace après cela au cordeau avec un peu plus de loisir et de rectitude.