Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/52

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LES PONTS A FAIRE POUR SERVIR A LA COMMUNICATION DES QUARTIERS.

Si les quartiers sont séparés par des rivières grandes ou petites, il y faudra faire des ponts sur chevalets, si l’on peut, ou sur bateaux ; mais plutôt sur chevalets, parce qu’ils sont ordinairement plus sûrs et plus fermes, notamment si la place était en état des donner quelque grande éclusée d’eau, qui fût capable de rompre ceux de bateaux, comme cela nous arriva à la levée du premier siège de Valenciennes[1].

Le mieux que l’on puisse faire, est d’en faire trois ou quatre à chaque passage[2], de quatre ou cinq toises de largeur chacun, à quelques cinquante ou soixante toises les uns des autres, et de les renfermer tous dans la ligne ; en fortifier les avenues par quelques redans[3] ; et après cela accommoder les accès, les rendre commodes et aisés, et y mettre des gardes pour s’en mieux assurer, et empêcher qu’on n’y gâte rien.

  1. 1656.
  2. Nombre de ponts à chaque passage.
  3. Voir la Ire pl. à l’endroit marqué A.