Page:Vauban - Traité des sièges et de l’attaque des places.djvu/58

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pioche. La finesse de l’œil est ce qui doit régler le talus extérieur des terres, qui ne devant servir que peu de temps, on n’y fait pas grande façon. Il faut cependant recouper les terres du talus intérieur, les fouler et piétonner, même fasciner si l’on peut de fougère, de balais, d’épines, deMatériaux pour revêtir le talus intérieur des lignes. paille, d’éteules, de grandes herbes, de menus branchages, et enfin de tout ce qu’on peut, même de gazons grossièrement coupés sur le lieu, afin de soutenir les terres de derrière sur un moindre talus que celui du devant, et que les soldats puissent au besoin joindre le parapet et faire feu par dessus. Il y faut aussi faire une banquette, et, pour conclusion, il faut rendre l’élévation des lignes, à très-peu de chose près, conforme à celles des profils qu’on aura choisis ; les ingénieurs subalternes doivent assidûment prendre ce soin, pendant que celui qui les dirige en chef s’occupe avec les principaux à reconnaître le fort et le faible de la place, pour, après en avoir rendu compte au général, former le dessein des attaques.

On faisait autrefois des épaulemens dansÉpaulemens que l’on faisait autrefois. l’intervalle des lignes et de la tête des camps, à quelques vingt toises de ces dernières, et de trente-cinq à quarante de long, notamment dans les parties exposées à quelque commandement des dehors ; rarement sur les autres. Ils étaient disposés par alignemens et parallèles à la tête des camps, et de neuf pieds de haut sur dix à douze