Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/432

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« Ceux ou celles qu’il bat à travers son extase,
« Ô que nenni !

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« Ô que nenni ! « Voyons, l’amour, c’est une phrase

« Sous un mot, — avouez, un écoute-s’il-pleut,
« Un calembour dont un chacun prend ce qu’il veut,
« Un peu de plaisir fin, beaucoup de grosse joie
« Selon le plus ou moins de moyens qu’il emploie,
« Ou, pour mieux dire, au gré de son tempérament,
« Mais, entre nous, le temps qu’on y perd ! Et comment !
« Vrai, c’est honteux que des personnes sérieuses
« Comme nous deux, avec ces vertus précieuses
« Que nous avons, du cœur, de l’esprit, — de l’argent,
« Dans un siècle que l’on peut dire intelligent
« Aillent !… »

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« Aillent !… » Ainsi de suite, et sa fade ironie

N’épargnait rien de rien dans sa blague infinie.
Elle écoutait le tout avec les yeux baissés
Des cœurs aimants à qui tous torts sont effacés,
Hélas !
Hélas ! L’après-demain et le lendemain se passent.
Il rentre et dit : « Altro ! Que voulez-vous que fassent
« Quatre pauvres petits millions contre un sort ?
« Ruinés, ruinés, je vous dis ! C’est la mort
« Dans l’âme que je vous le dis. »
« Dans l’âme que je vous le dis. »Elle frissonne
Un peu, mais sait que c’est arrivé.
Un peu, mais sait que c’est arriv— « Ça, personne,