Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/324

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LE BON LARRON


À Willette.


Oui, très bien, votre « Mauvais Larron ». Touchante, la démarche (et amusante) de cette brave petite femme grimpée sur son ânon, pour un dernier baiser au pauvre diable avec qui elle avait sans doute tant aimé. Gentille l’idée, exquise l’exécution.

Mais le Bon de Larron, alors ? Je sais, moi catholique, qu’il est sauvé, qu’il fut même le premier saint du dernier testament, l’archi-confesseur, que ceci, que cela. N’importe, si le « Mauvais Larron » est si intéressant, grâce à vous peut-être seulement, combien le bon le sera-t-il donc ? (En dehors des Bollandistes définitifs, bien entendu.)

Oui, au point de vue humain, qu’est-ce que le Bon Larron ?

Un abandonné probablement de sa femme,