Page:Verne - La Chasse au Météore, Hetzel, 1908.djvu/153

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XIII

Dans lequel on voit, comme l’a prévu le juge Proth, surgir le troisième larron, bientôt suivi d’un quatrième.

Mieux vaut renoncer à peindre la profonde douleur de la famille Hudelson et le désespoir de Francis Gordon. Assurément celui-ci n’aurait pas hésité à rompre avec son oncle, à se passer de son agrément, à braver sa colère et ses inévitables conséquences. Mais ce qu’il pouvait contre Mr Dean Forsyth, il ne le pouvait pas contre Mr Hudelson. En vain Mrs Hudelson avait-elle essayé d’obtenir le consentement de son mari et de le faire revenir sur sa décision : ni ses supplications, ni ses reproches ne firent fléchir l’entêté docteur. Loo, la petite Loo elle-même, s’était vue impitoyablement repoussée malgré ses prières, ses cajoleries et ses larmes impuissantes.

Désormais, on ne pourrait même plus recommencer ces tentatives, puisque l’oncle et le père, définitivement frappés de folie, étaient partis pour de lointains pays.

Combien pourtant ce double départ était inutile ! Combien inutile le divorce dont les affirmations des deux astronomes avaient été la cause déterminante pour Mr Seth Stanfort et pour Mrs Arcadia Walker ! Si ces quatre personnages s’étaient imposé seulement vingt-quatre heures de réflexion supplémentaire, leur conduite eût été certainement toute différente.

Dès le lendemain matin, en effet, les journaux de Whaston et d’ailleurs publièrent, sous la signature de J. B. K. Lowenthal, directeur de l’Observatoire de Boston, une note qui modifiait grandement la situation. Pas tendre pour les deux gloires whastoniennes, cette note, que l’on trouvera ci-dessous reproduite in extenso.

« Une communication, faite, ces jours derniers, par deux ama-