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LA JANGADA.


XV

en descendant toujours


On était au soir du 5 juillet. L’atmosphère, alourdie depuis la veille, promettait quelques prochains orages. De grandes chauves-souris de couleur roussâtre rasaient à larges coups d’ailes le courant de l’Amazone. Parmi elles on distinguait de ces « perros voladors », d’un brun sombre, clairs au ventre, pour lesquelles Minha et surtout la jeune mulâtresse éprouvaient une répulsion instinctive.

C’étaient là, en effet, de ces horribles vampires qui sucent le sang des bestiaux, et s’attaquent même à l’homme qui s’est imprudemment endormi dans les campines.

« Oh ! les vilaines bêtes ! s’écria Lina, en se cachant les yeux, Elles me font horreur !