Page:Verne - Le Village aérien, Hetzel, 1918.djvu/238

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certainement péri puisqu’il n’est pas avec nous !… Ceux qui nous ont sauvés n’ont pu le retirer du rapide…

— Pauvre enfant ! soupira Max Huber, il avait pour nous une si vive affection !… Nous l’aimions… nous lui aurions fait une existence si heureuse !… L’avoir arraché aux mains de ces Denkas, et maintenant… Pauvre enfant ! »

Les deux amis n’eussent pas hésité à risquer leur vie pour Llanga… Mais, eux aussi, ils avaient été bien près de périr dans le tourbillon, et ils ignoraient à qui était dû leur salut…

Inutile d’ajouter qu’ils ne songeaient plus à la singulière créature recueillie par le jeune indigène, et qui s’était noyée avec lui, sans doute. Bien d’autres questions les préoccupaient à cette heure, — questions autrement graves que ce problème d’anthropologie relatif à un type moitié homme et moitié singe.

John Cort reprit :

« Lorsque je fais appel à ma mémoire, je ne me rappelle plus rien des faits qui ont suivi la collision contre le barrage… Un peu avant, il m’a semblé voir Khamis debout, lançant les armes et les ustensiles sur les roches…

— Oui, dit Khamis, et assez heureusement pour que ces objets ne soient pas tombés dans le rio… Ensuite…

— Ensuite, déclara Max Huber, au moment