Page:Verne - Le Village aérien, Hetzel, 1918.djvu/44

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— Mais tu sais bien que ton ami John est là-bas…

— Oui… mais mon ami Max… est ici…

— Nous n’avons pas besoin de toi !… dit Khamis d’un ton assez dur.

— Laissons-le, puisqu’il est là ! reprit Max Huber. Il ne nous gênera pas, Khamis, et, avec ses yeux de chat sauvage, peut-être découvrira-t-il dans l’ombre ce que nous ne pourrions y voir…

— Oui… je regarderai… je verrai loin !… assura l’enfant.

— C’est bon !… Tiens-toi près de moi, dit Max Huber, et ouvre l’œil ! »

Tous trois se portèrent en avant. Un quart d’heure après, ils étaient à moitié chemin entre le campement et la grande forêt.

Les feux développaient toujours leurs clartés au pied des massifs et, moins éloignés, se manifestaient par de plus vifs éclats. Mais si pénétrante que fût la vue du foreloper, si bonne que fût la lunette que Max Huber venait d’extraire de son étui, si perçants que fussent les regards du jeune « chat sauvage », il était impossible d’apercevoir ceux qui agitaient ces torches.

Cela confirmait cette opinion du Portugais, que c’était sous le couvert des arbres, derrière les épaisses broussailles et les larges troncs, que se mouvaient ces lueurs. Assurément,