Page:Verne - Le Village aérien, Hetzel, 1918.djvu/45

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les indigènes n’avaient pas dépassé la limite de la forêt, et peut-être ne songeaient-ils pas à le faire.

En réalité, c’était de plus en plus inexplicable. S’il ne se trouvait là avant l’intention de se remettre en route au point du jour, pourquoi cette illumination de la lisière ?… Quelle cérémonie nocturne les tenait éveillés à cette heure ?…

« Et je me demande même, fit observer Max Huber, s’ils ont reconnu notre caravane, et s’ils savent qu’elle est campée autour des tamarins…

— En effet, répondit Khamis, il est possible qu’ils ne soient arrivés qu’à la tombée de la nuit, lorsqu’elle enveloppait déjà la plaine, et, comme nos foyers étaient éteints, peut-être ignorent-ils que nous sommes campés à courte distance ?… Mais, demain, dès l’aube, ils nous verront…

— À moins que nous ne soyons repartis, Khamis. »

Max Huber et le foreloper reprirent leur marche en silence.

Un demi-kilomètre fut franchi de telle sorte que, à ce moment, la distance jusqu’à la forêt se réduisait à quelques centaines de mètres.

Rien de suspect à la surface de ce sol traversé parfois du long jet des torches. Aucune silhouette ne s’y découpait, ni au sud, ni au