Page:Verne - Les Frères Kip (partie 1).djvu/40

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réclamer. Il n’y aurait donc pas lieu de les envoyer chercher leurs sacs, et ils n’insistèrent pas.

Lorsque Len Cannon, Sexton, Kyle et Bryce eurent regagné l’avant, M. Gibson dit, en hochant la tête :

« Mauvaises pratiques, Balt, et je ne crois pas que vous ayez eu la main heureuse...

— C’est à voir, capitaine... à voir à la besogne...

— Il faudra les surveiller, ces gens-là, et de près !...

— Assurément, monsieur Gibson. Pourtant, ils ne sont pas maladroits, d’après ce que m’a dit un officier du West-Pound, ici en relâche.

— Vous les aviez donc déjà en vue ?...

— Oui... depuis quelques jours.

— Et cet officier les reconnaissait ?...

— Ils ont navigué avec lui au long cours, et, à l’en croire, ce sont de bons marins. »

Le maître d’équipage mentait effrontément. Aucun officier ne lui avait parlé de ces quatre hommes ; mais son assertion ne pouvait plus être contrôlé, et M. Gibson n’avait aucune raison d’en suspecter la valeur.

« On aura soin de ne pas les mettre de quart ensemble, dit le capitaine : les deux Anglais avec Hobes et Wickley, l’Irlandais et