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un capitaine de quinze ans.

— Et avec celle-ci, ajouta le maître d’équipage, nous embarquerions en quelques heures la moitié des deux cents barils d’huile qui nous manquent !

— Oui !… en effet… oui !… murmurait le capitaine Hull.

— Cela est vrai, reprit Dick Sand, mais c’est une rude affaire, quelquefois, de s’attaquer à ces énormes jubartes !

— Très rude, très rude ! répliqua le capitaine Hull. Ces baleinoptères ont des queues formidables, dont il ne faut pas s’approcher sans défiance ! La plus solide pirogue ne résisterait pas à un coup bien appliqué. Mais aussi le profit vaut la peine !

— Bah ! dit un des matelots, une belle jubarte est tout de même une belle capture !

— Et profitable ! répondit un autre.

— Ce serait dommage de ne pas saluer celle-ci au passage ! »

Il était évident que ces braves marins s’animaient en regardant la baleine. C’était toute une cargaison de barils d’huile qui flottait à portée de leur main. À les entendre, sans doute, il n’y avait plus qu’à arrimer ces barils dans la cale du Pilgrim pour en compléter le chargement !

Quelques-uns des matelots, montés dans les enfléchures des haubans de misaine, poussaient des cris de convoitise.

Le capitaine Hull, qui ne parlait plus, se rongeait les ongles. Il y avait là comme un irrésistible aimant qui attirait le Pilgrim et tout son équipage.

« Maman, maman ! s’écria alors le petit Jack, je voudrais bien avoir la baleine pour voir comment c’est fait !

— Ah ! tu veux avoir cette baleine, mon garçon ? Eh ! pourquoi pas, mes amis ? répondit le capitaine Hull, cédant enfin à son secret désir. Les pêcheurs de renfort nous manquent, c’est vrai ! mais à nous seuls…

— Oui ! oui ! crièrent les matelots d’une seule voix.

— Ce ne sera pas la première fois que j’aurai fait le métier de harponneur, ajouta le capitaine Hull, et vous allez voir si je sais encore lancer le harpon !

— Hurrah ! hurrah ! hurrah ! » répondit l’équipage.