Page:Verne - Un drame en Livonie, illust Benett, 1905.djvu/56

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IV

en malle-poste


À cette époque, les moyens de transport sur les interminables plaines des provinces Baltiques se réduisaient à deux, à moins que le voyageur ne voulût se contenter de les parcourir comme piéton ou comme cavalier. De chemin de fer il n’y en avait qu’un, celui qui desservait le littoral de l’Esthonie, contournant le golfe de Finlande. Si Revel se trouvait en communication avec Pétersbourg, les deux autres capitales de la Livonie et de la Courlande, Riga et Mittau, n’étaient point reliées par railway à la capitale de l’empire russe.

Malle-poste ou télègue, il n’existait aucun autre véhicule à la disposition des touristes.

On connaît la télègue, — un chariot bas, sans clous, sans ferrures, dont les différentes pièces sont jointes par des cordes ; pour banquette, un sac d’écorces, ou tout simplement les bagages, et encore faut-il prendre soin de s’assujettir par une courroie, si l’on veut prévenir les chutes très à craindre sur ces routes cahoteuses.

La malle-poste est moins rudimentaire. Ce n’est plus le chariot, c’est la voiture, dont le confort laisse à désirer sans doute, mais où l’on est, en somme, à l’abri de la pluie et du vent. Elle ne contient que quatre places, et celle qui faisait alors le service des transports entre Riga et Revel ne partait que deux fois la semaine.