Page:Viard - Grandes chroniques de France - Tome 8.djvu/354

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après ce, furent envoiez, de par ledit roy Loys ambassateurs à court de Rome pour promouvoir l’eslection du pape, c’est à savoir : Girart l’evesque de Soissons[1], le conte de Bouloigne[2] et Pierre de Blaive[3], chevalier et docteur en l’un droit et en l’autre ; lesquiex y firent pou ou noient. Et en après, envoia ledit roy Loys son chambellenc et secretaire messire Hue de Bouville[4] chevalier et avec autres certains messages es parties de Sezille, pour avoir Climence la fille au roy de Hongrie en mariage.

[5]Adecertes, en ycest an, ou moys de septembre, quinte foiz après le rebellement du conte de Flandres Robert et des Flamens non veullans tenir les convenances seellées et affermées de leurs seaulz qu’il avoient eues au roy Phelippe en l’an devant passé, Loys son filz roy de France et de Navarre, parsui en Flandres avec ses ii freres, Phelippe conte de Poitiers et Charles conte de La Marche, et ses ii oncles, Charles conte de

  1. Gérard de Courtonne, évêque de Soissons du 27 août 1313 à sa mort (27 octobre 1331).
  2. Robert VII, dit le Grand, comte d’Auvergne et de Boulogne (1314-1326).
  3. Dans la Continuation de la Chronique de Géraud de Frachet, il est appelé : « Petrus de Blene ». Cf. Rec. des Hist., t. XXI, p. 42, note 14.
  4. Hugues III de Bouville, fils de Hugues II et de Marie de Chambly, avait épousé, en 1293, Marguerite des Barres. Il mourut en 1331 (H. Stein, Recherches sur quelques fonctionnaires royaux des XIIIe et XIVe siècles originaires du Gâtinais, p. 147).
  5. Les Grandes Chroniques donnent plus de détails sur cette campagne de Flandre que la Continuation de la Chronique latine de G. de Nangis (éd. Géraud, t. I, p. 423, et Rec. des Hist., t. XX, p. 614).