Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/109

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Puisque le jour
S’habille en rose,
Je suis ta rose,
Ô mon amour.

Vois, à l’orée
Du bois dormant,
Venir gaiement
L’aube dorée.

En plein rayon
Qui vole, vole ?
C’est l’aile folle
Du papillon.

Ah ! turlurette,
Que vois-je ici ?
C’est le souci
Et l’amourette.

Mon joli roi,
Je te désire ;
En un sourire
Embrasse-moi.

Doucement cueille,
Sous l’oranger,
Mon cœur léger
Comme la feuille.