Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/119

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Il était sans détour,
Si naïf et si tendre !
Il n’a su se défendre,
Vive l’amour !
Il n’a su se défendre.
On a bien pu le prendre.

— Belle, sèche tes pleurs.
Ton cœur est libre encore.
Il chante dans l’aurore,
Vivent les fleurs !
Il chante dans l’aurore
Pour celui qui t’adore.


XIV


Tu m’aimes pourtant,
Ô rose des roses,
Tu m’aimes pourtant,
Toi que j’aime tant.

J’ai vu dans tes yeux,
J’ai vu tant de choses !
J’ai vu dans tes yeux
L’infini des cieux !

Ton corps enchanté
Me suit comme un rêve ;
Ton corps enchanté
N’est que volupté.