Page:Vicaire - L’Heure enchantée, 1890.djvu/160

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Et cette voix qui s’élance
Vers l’azur et les clartés,
Se fond dans le grand silence
Des espaces enchantés.


II


 
La Vierge écoute. Elle rêve,
Seulette au balcon des cieux.
Doucement le jour se lève,
Illuminant ses doux yeux.

Tout semé de rayons roses,
Le ciel s’éclaire, et soudain
La terre, au milieu des roses,
Apparaît comme un jardin.

Avec sa verte ceinture
De forêts au front changeant,
Elle semble, à l’aventure,
Voguer sur un lac d’argent.

Qu’elle est charmante et fleurie,
Sa face au-dessus des eaux !
Que d’allégresse attendrie
Dans le chant de ses oiseaux !