Page:Vidocq - Mémoires - Tome 3.djvu/427

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un IlDOOQ.’ I nelant ;

son front, sans être déprimé, fuyait lé-. gèrement en arrière ; ses oreilles étaient tant soit · peu écartées, et’semblaient être entées sur deux protubérances, comme celles des Italiens, dont il avait le teint cuivré. Court avait une de ces figures qui sont des énigmes difficiles à ·expliquer ; son regard n’était pas louche, mais il était couvert, et l’ensemble de ses traits n’avait, ’ à vrai dire, ni bonne ni mauvaise signification ; seulement des saillies osseuses prononcées, soit à la base de la région frontale, soit aux deux pom= mettes, dénotaient quelqu’instinct de férocité. d Peut-être ces indices d’un appétit sanguinaire s’étaient-ils développés par Phabitude du meur-tre..... D’autres détails, qui appartenaient plus ’ " I particulièrement au jeu de sa physionomie, avaient lm sens non moins profond ; à les considérer, on y voyait quelque chose de maudit ’qui inquiétait et faisait frémir. Court était âgé I ’de quarante-cinq ans, et depuis sa jeunesse, il », ’ était entré dans la carrière du crime ! Pour jouir d’une si longue impunité, il lui avait fallu une fûrte dose d’astuce et de iinesse.

Les commissions.qui me furent confiées par. ces deux assassins étaient de nature à prouver que leur cœur était encore accessible à de bons sen-