Page:Vidocq - Mémoires - Tome 3.djvu/426

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un lilomu ’ ·

est animé par l’esprit de vengeance ; il s’abandonne aux transports dfune joie atroce. Raoul l’a reconnu ; d’un coup-d’œil, qu’accompagne l’expression muette d’une pitié méprisante, il ’semble me dire que la présence de cet homme lui est pénilile. Fontaine était près de moi, je lui ordonnai’de s’éloigner ; et par un signe de tête, Raoul et son camarade me témoignèrent qu’ils me savaient gré de*cette attention. Court fut exécuté le premier ; monté sur l’é· chafaud, il me regarda encore comme pour me demander si j’étais content de lui. Raoul ne montra pas moins de fermeté ; il était dans la plénitude de la vie ; par deux fois sa tête rebon=· dit sur le fatal plancher, et son sang jaillit avec ’tant de force, qu’à plus de vingt pas des spec-a tateurs en furent couverts.

Telle fut la. lin, de ces deux hommes, dont la scélératesse était moins l’eHi=: t d’un mauvais nan turel que celui d’un contact avec des êtres père g vertis, qui, ·au sein même de la société générale, p forment une société distincte, qui à ses prine cipes, ses vertus et ses vices. Raoul n’ava.it paâ plus de trente-huit ans ; il était grand, élancé, agile et vigoureux ; son sourcil était élevé ; il avait l’œil pqtit, mais vif, et (Yun noir étince-