Page:Vigée-Lebrun - Souvenirs de Mme Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun, tome 2.djvu/20

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certainement ce que le Guide a fait de plus beau.

Trois jours après mon arrivée (le 3 novembre 1789), j’avais été reçue membre de l’Académie et de l’Institut de Bologne. M. Bequetti, qui en était le directeur, vint m’apporter lui-même mes lettres de réception.

Je me consolais d’abandonner tant de chefs-d’œuvre par l’idée de tous ceux que j’allais trouver à Florence. Après avoir traversé les Apennins et les montagnes arides de Radico Fani, nous parcourûmes un pays plein de belles cultures, qui est la limite de la Toscane. À droite du chemin, on me montra un petit volcan, qui s’enflamme à l’approche d’une lumière, et que l’on nomme Fuoco di Lagno. Plus loin, le chemin s’étant élevé, je découvris Florence, située au fond d’une large vallée, ce qui d’abord me parut triste ; car j’aime beaucoup que l’on bâtisse sur les hauteurs ; mais sitôt que j’entrai dans la ville, je fus surprise et charmée de sa beauté.

Après m’être installée dans l’hôtel qu’on