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La vie de Henriette

Je ne luy répondois rien, & au contraire de peur que fa fœur n’entendit ce qu’il me difoit, je luy tournois l’épaule, pour fare mine de badiner avec elle tandis qu’il parloit, de forte que cela irritant de plusen plus fi douleur ; ä continüa de : m’accabler de tant de reproches, que j’eus bien de la peine à empefcher mes larmes de paroiftre & de répondre pour moy. Je mis mon évential devant mon vifage, & ne letemps que le Chevalier des Effars avoit obligée la jeune d’Englefic à fe tourner vers luy, je dis à mon qu en le regardant de cofté ; Taifez-vous, ne m’affigez pas davantage, je ne fay rien que par force & par contrainte, je fuisla plus malheurcaf fille du monde, & je voudrois ne vous avoir ja- mais veu ; Là-deflus je me levay & emmenay fa fœur pour éviter la fuite d’un entretien qui eut pà nous eftre nuifible. ll