Page:Villiers de L’Isle-Adam - Axël, 1890.djvu/94

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



Hartwig et Miklaus, à Gotthold, qui, silencieux, s’est assis auprès du foyer

Tais-toi, Gotthold. — À Ukko : Nous t’écoutons.


Ukko, commençant son récit

Hier au soir…


Miklaus, à demi-voix

Comme il tonne, entendez-vous, hein ?


Ukko, furieux

Ah ! — Vous ne voulez pas m’écouter, à la fin ?… C’est bien. Je m’en vais ! — Les séculaires bavards, sans seconds sous le ciel !


Gotthold

Silence ! la parole est aux enfants !


Ukko, de même

Comment ! vous avez tantôt trois siècles, à vous trois, — vous avez entendu des milliers d’orages, de foudres, d’aquilons et de batailles épouvantables, et vous faites attention à une méchante bourrasque… alors que je veux vous raconter une histoire ?