Page:Villiers de L’Isle-Adam - Le Nouveau-Monde, 1880.djvu/31

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LK NOUVEAU-MONDE 13 Mary J’ai prié M. de Vaudreuil de passer, ce soir, sous le balcon, une heure avant le départ. Si je me décidais, j’envoloppe- rais mon anneau dans ce nœud de rubans, et je le lui jette- rais. Or, il est neuf heures l'Espérance s’envole à minuit : — donc, je pense bien qu’au moment fixé, notre cher té- nébreux... Lady CECIL, pensive Es-tu rieuse !... Mary, grave Cela ne m’empêche pas de l’aimer. Lady CECIL, l’embrassant Tu épouseras celui que tu aimes, toi ! Je tiens à ce que tu me le présentes ce soir. Mary, joyeuse Vraiment ?.. Lady Cecil Oui. Mary Alors, j’irai l’attendre là, sur les dunes. Lady Cecil, à part Si réellement il mérite sa main, mon devoir est de les fiancer... ce soir même ! (La grande porte latérale s’ouvre à deux battants.— Deux pages noirs tenant des flambeaux se présentent, font trois pas dans le salon, silen- cieusement, et se tiennent immobiles.) Étonnée Eh bien ! qu’est-ce donc ? (Deux vieux serviteurs apparaissent aux deux côtés de la porte et s’y tiennent muets, élevant des candélabres.) Se levant