Page:Vivien - Dans un Coin de Violettes, 1910.djvu/11

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AVERTISSEMENT





Ce n’est pas sans une véritable émotion que je livre au public les œuvres posthumes de cette grande et belle disparue dont le talent si pur, si sincère et si solide émerveilla pendant dix ans les âmes délicates et exemptes de préjugés.

Ces trois recueils qui vont en même temps voir le jour : Dans un coin de Violettes, Le Vent des Vaisseaux, Haillons ne se composent en effet que de poèmes tracés par une main fiévreuse mais exangue et amaigrie par une longue, progressive et meurtrière diète de plusieurs années. Tous ces poèmes me furent envoyés ou remis isolément ou par petits paquets à mesure que les traçait un crayon hâtif et inquiet. Les uns datés d’Amsterdam, d’autres de Londres, d’autres de Paris me parvenaient par la poste ou m’étaient remis à chacune de mes visites à la poétesse dans sa mystérieuse demeure de l’Avenue du Bois, sous les regards des innombrables bouddhas