Page:Vivien - La Vénus des aveugles, 1904.djvu/42

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PÉCHÉ DES MUSIQUES



Je n’ai point contemplé le mirage des formes,
Je n’ai point désiré l’oasis des couleurs,
J’ai su me détourner de la saveur des cormes
Et des mûres de pourpre et des figues en fleurs.
Mes doigts n’ont point pétri le moelleux des étoffes,
J’ai fui, comme devant un reptile couché,
Devant les sinueux discours des philosophes.
Mais, ô ma conscience obscure ! j’ai péché.