Page:Vivien - Une femme m’apparut, 1904.djvu/22

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II


J’entrai, les tempes humides de bruine, dans le salon de Vally… Des lys tigrés ouvraient leurs vastes corolles d’où s’exhalait la véhémence des parfums… Vally, étendue languissamment sur un divan d’étoffes persanes, recevait quelques amis. Sa robe blanche la voilait tout en la révélant. Elle excellait dans la composition savante de ces négligés lascifs. Ses cheveux dénoués nimbaient son front d’une auréole lunaire. Auprès d’elle, le savant Pétrus, traducteur et commentateur de Zoroastre, énonçait des sentences banales qui prenaient des sens pornographiques,