Page:Vivien - heure mains jointes 1906.djvu/105

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Et c’est le bonheur d’être assises
Toutes deux, auprès du foyer,
Et de voir le feu rougeoyer
En tes calmes prunelles grises.

C’est de taire les vains aveux
Et d’oublier les autres femmes,
En regardant luire les flammes
À travers tes profonds cheveux.

C’est de voir s’embraser l’automne
Dans l’âtre aux multiples reflets
Où croulent des tours, des palais,
Des façades et des colonnes…

Dans mon cœur qui frissonne un peu,
Un sanglot d’autrefois persiste…
Vois comme le bonheur est triste,
Les soirs d’hiver, auprès du feu…