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DE C.-F. VOLNEY

savants, ne voulant pas, disait-il, hasarder l’honneur d’un monument public pour une petite vanité personnelle. On nomma une commission de douze membres, et le nouveau système de transcription européenne fut admis à une grande majorité.

Ce nouveau succès fut une douce récompense de ses utiles travaux. Il continua de diriger ses recherches vers cette nouvelle branche de savoir, et publia successivement plusieurs autres écrits, où il continua de présenter des développements nouveaux à sa première idée philantropique de concourir à rapprocher tous les peuples ; nous avons de lui l’Hébreu simplifié, l’Alphabet européen, un Rapport sur les vocabulaires comparés du professeur Pallas, et un Discours sur l’étude philosophique des langues.

La suppression de l’École Normale avait mis fin aux cours d’histoire que Volney avait ouverts d’une manière si brillante ; mais elle n’avait pas interrompu ses nombreuses et profondes recherches sur les anciens historiens. Dès 1781, il avait soumis à l’Académie un Essai sur la chronologie de ces premiers peuples dont il avait été observer les monuments et les traces dans les pays qu’ils avaient habités. En 1814, il publia ses Nouvelles Recherches sur l’histoire ancienne. Il y interroge tour à tour les plus anciennes traditions, les combat les unes par les autres, et, par un système