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SUPPLÉMENT AUX ŒUVRES EN PROSE. 605

On dit : « L'Europe est plus riche qu'autrefois ; mais la terre porte-t-elle davantage? » Aon, mais il y a plus d'industrie.

Histoire.

Nulle authenticité jusqu'au temps où les gazettes, les jour- naux, se contredisant les uns les autres, donnent occasion d'exa- miner les faits, discutés ensuite par les contemporains.

Je ne crois point Suétone, qui dit que Néron avait envie de faire mourir le sénat entier. Un empereur peut-il faire des crimes inutiles?

Je crois encore moins les miracles de Xavier, et pareilles sot- tises démontrées impossibles.

Berlin.

M me de Canitz envoya chercher un mari à Paris.

Le roi a décidé que tous les droits régaliens dont les seigneurs se trouvaient en possession en 1740 seraient réputés légitimes.

Restitution, en 1740, de tout ce qu'il avait emprunté.

Point d'impôts durant la guerre.

Cinquante mille francs à M me de Kniphausen.

Les prêtres craignent ici pour la religion, comme il y a cinq ans pour la maison d'Autriche.

Ils ne se plaignent pas que la morale soit corrompue ; ils disent franchement : « On ne fait plus de cas de nous; tout est perdu. »

11 y a à Berlin cent vingt-deux mille âmes, en comptant dix- huit mille soldats. Point de querelles entre les soldats et les bourgeois. 31..., lieutenant de police, y a mis ordre.

Lu sellier avait fait prix avec moi pour dix-huit thalers : il en demanda trente. Le lieutenant de police alla voir son ouvrage et ne voulut pas qu'il eût plus de douze écus.

Au mois de décembre 1750, le roi assembla sa cour de justice, pour savoir pourquoi on avait fait durer six mois le procès d'un meunier.

S'il avait eu plus d'audace, il eût détruit la maison d'Autriche et la religion chrétienne.

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