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BATAILLE DE BEAUMONT.


BATAILLE DE BEAUMONT


30 août. — Le 30 août, le roi s’était, à 10 heures, avancé jusqu’à Sommanthe en passant par Buzancy.

Les deux corps bavarois étaient en marche sur cette localité ; au centre, le Ve corps s’avançait sur Oches, le XIe avec la division wurtembergeoise sur le Chêne : le VIe était en marche sur Vouziers. À droite, le IVe corps s’avançait par Belval, le XIIe le long de la Meuse, tandis que la garde royale suivait comme réserve.

Le maréchal de Mac-Mahon avait indiqué à tous ses corps d’armée, comme le but qu’il fallait atteindre ce jour-là, de passer sur la rive droite de la Meuse. Le train et les malades devaient rester de ce coté-ci.

Dès 7 heures du matin le 1er corps et la 2e division de cavalerie étaient partis de Baucourt ; ils passèrent la Meuse à Remilly, l’infanterie se servant de passerelles établies à cet effet.

Le 7e corps avait levé dès 4 heures du matin les camps qu’il occupait près d’Oches ; mais il emmenait avec lui toutes ses voitures, méme celles qui etaient vides. Elles formaient une colonne longue de 15 kilomètres ; il fallut lui fournir une escorte de sept bataillons marchant à côté de la route. La brigade qui fermait la marche ne put se mettre en route qu’à 10 heures. La. cavalerie prussienne eut vite fait de harceler cette colonne, l’artillerie se mit à la canonner, et

l’escorte dut se déployer. On ne put continuer la marche sur la Besace qu’à 1 heure, et comme on entendait une violente canonnade depuis Beaumont, le gé-