Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/157

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MARCHE DE LA TROISIEME ARMEE. 149 division d’Exéa que le général Vinoy avait envoyée pour ramener dans la ville ou détruire des approvisionnements considérables. Un combat s’engagea alors à la fin duquel les Français furent refoulés jusque sous le canon du fort de Charenton. Le même jour, le lI° corps bavarois atteignit également la Seine et jeta un pont a Corbeil. La 2° division de cava- lerie faisait, depuis Saclay, le service de reconnaissance dans la direction de Paris. Le quartier général du roi fut transféré de Reims a Chateau-Thierry et de la à Meaux. Paris allait sous peu étre totalement investi. Les ouvrages établis sous le règne de Louis-Philippe mettaient la ville parfaitement à même de résister à un assaut. En fait de pieces, il y avait sur les remparts 2 627 canons dont 200 du plus gros calibre fournis par la marine. Pour chacune de ces pieces on avait 500 gar- gousses ; on disposait en outre de 3 millions de kilogram- mes de poudre. Quant aux troupes pouvant faire le service actif, il y avait îrParis, en plus du13° corps qui venait d'être ramené de Mézières, le 14° qui venait d’étre constitué. Ces 50 000 hommes de troupes de ligne, 14 000 marins et soldats des troupes de la marine, fo1·mant un corps d’élite dans lequel on pouvait avoir une confiance absolue, puis environ 8000 gendarmes, douaniers et gardes forestiers formaient le noyau de la garnison. Il y avait en plus 150 000 gardes mobiles qui avaient été précédemment amenés de la province. On forma en outre 130 bataillons de garde nationale; mais, mal armés etpeu disciplinés, ils ne purent etre employés qu’a l’intérieur, à garder le corps de place. Quant aux corps francs qui se formaient en grand nombre, la plupart ne rendirent aucun service. Au total il y avait dans Paris 300 000 défenseurs, juste le