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  • 276 A LA GUERRE DE 1870.

soutenu que très faiblement. Seul le général Chanzy, quoi- q~u’il eût commencé dès le matin sa retraite sur Saint-Pé- ravy et Boulay, envoya la 2* division de son 16** corps, à 2 heures, lorsque, entendant le canon, il comprit qu’il se livrait à Artenay un engagement des plus vifs. Mais ce11e—ci se heurta d’une partà la 17° division s’avançant d’Anneux et étant sur le point de prendre part a la lutte engagée à Andeglou, et d’autre part au corps bavarois se portant en avant de Lumeau. Les deux mirent en position 1me nom- breuse artillerie a Chameul et à Sougy, et cel1e·ci força l'enuen1i à battre en retraite. On enleva Douzypuis Huètre, et la 17** division occupa en outre le chateau de Chevilly. Sur ce point aussi, la nuit vint mettre fin à Yengagement. Les troupes de l’aile droite campèrent à Provenchères, Chameul, et en arrière de ces localités. L’armée allemande s’était donc rapprochée d’Orléans jus- qu’à. la distance de 15 kilomètres, sans avoir eu à. soutenir des engagements très sérieux. A la vérité, les Français avaient tenu jusqu’au soir a Neuville et aux environs, mais dans la nuit ils firent revenir en arrière les détachements qu’ils y avaient laissés. On leur enjoignait de gagner la route de Pithiviers par Rebréchien, puis de se porter en avant sur Chevilly en faisant un crochet par Orléans. Mais, une fois en marche, ils essuyerent le feu du III° corps qui campait à. Loury, ils se débandèrent, s’enfuirent dans la forèt et cherchèrent à atteindre par petits groupes le point, qu’on leur avait indiqué. Il était permis de supposer que les Français défen- draient énergiquement, le lendemain, leurs retranchements de Gidy et de Cercottes, ne fût-ce que pour rendre pos- sible leur retraite par Orléans. En conséquence, le prince Frédéric-Charles donna l’ordre à la subdivision d’a1·mée