Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/412

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A04 LA GUERRE DE 1810. qu’à Montbéliard, ville qui forme,de concertavec l’Allaine, un point d’appui très solide et. le point terminus des lignes.- Al’ouest de la Lisaine,le terrain étant très boisé,l’ennemi ne pouvait que difficilement déployer ses grandes masses et sa nombreuse artillerie. Le cours d’eau, il est vrai, était pris partout par suite du grand froid; mais deux grandes routes seulement menaient dans la vallée depuis la région d’ou s’avançait l’armee française: l’une conduisant à Mont- béliard, l’autre à `Héricourt. Les autres voies étaient`des chemins creux, étroits et peu praticablesà cause du verglas. Déjale général de Tresckow avait garniles points les plus importants de pièces de siège; il avait mis six canons de gros calibre au château de Montbéliard et cinq sur les hau- teurs voisines de la Grange-Dame. A Héricourt il y en avait 7 au Mont-Vaudois et, de plus, 21 bouches à feu com- mandaient la vallée de l’Allaine dans la direction du sud, jusqu’à Delle. Quant aux troupes d’investissement, toutes les fractions dont on put se passer devant Belfort furent envoyées égale- ment sur la Lisaine. Malgré cela, on craignait de n’avoi1· pas assez de forces pour occuper toute la ligne en nombre sul`- fisant. La partie la plus faible de toute la position, au point de vue de la configuration du terrain, c’étaitl’aile droite; ' mais ici il n’y avait guère àcraindre l’attaque principale de l’ennemi, l’armée française fort nombreuse et mal équi- pée était tenue de s’écarter du chemin de fer le moins pos- sible pour pouvoir vivre. Or la ligne de Vesoul par Lure était détr11ite sur quatre points, et celle de Besançon abou- tissait a l’aile gauche allemande, très forte. `On put donc mettre moins de troupes dans le terrain s’étendant au nord de Chagey et constituer, avec la plus grande partie de la division badoise, une réserve qui, en arrière du centre de