Page:Wagner - L’Anneau du Nibelung, trad. Ernst.djvu/95

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PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION.

Au moment d’offrir au public une nouvelle traduction de la Walkyrie, il est nécessaire de dissiper tout d’abord les malentendus possibles. Je ne suis ni le seul, ni le premier qui ait traduit une œuvre de Wagner en prose française rythmée. Il existe plusieurs travaux de ce genre, parmi lesquels on doit signaler la traduction du premier acte de la Walkyrie par M. Lafontaine, publiée à Bruxelles en 1885, et la belle traduction de Parsifal par Mme Judith Gautier, publiée à Paris en 1893 ; ces deux traductions n’ont guère qu’un défaut, celui de ne pouvoir s’adapter au chant sans un grand nombre de modifications apportées au texte musical. Les esprits qui ont étudié de près les drames de Wagner comprennent la nécessité d’employer, pour le chant, une méthode de traduction autre que la méthode suivie dans leurs versions par les précédents traducteurs. Ces versions, d’ailleurs, ont rendu des services : elles ont prouvé, matériellement, que le problème des traductions wagnériennes en vue du théâtre, malgré