Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/31

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



ARTHUR.

Si vous êtes fâchée de me voir, je vais me retirer.


CÉCILE, souriant, et en se retournant.

Oh ! non… non… reste… reste, Arthur.


ARTHUR.

Arthur ! vous n’avez pas oublié mon nom ?


CÉCILE.

Je viens de me le rappeler à l’instant. Quand je parlais de toi à ma sœur, quand je disais : lui… il m’aimait bien ; lui, il était bien bon pour moi ; elle me demandait toujours… qui, lui ? elle ne pouvait me comprendre ; c’était bien clair pourtant : lui, c’était Arthur ! Et toi, as-tu oublié mon nom ? C’est que j’en ai deux maintenant, on m’en a donné un autre, bien terrible, depuis que je ne t’ai vu. Dans le pays, quand je sors, les petits enfans me suivent et me montrent au doigt, en criant : la folle… la folle… Ma sœur est bien bonne, elle m’appelle toujours Cécile. Toi aussi, tu m’appelleras Cécile ?


ARTHUR.

Oui, Cécile, toujours comme au temps de notre enfance.


Scène VIII.

ANNA, CÉCILE, ARTHUR, CALEB.



CALEB.

L’appartement de mylord est préparé.


ANNA, passant à côté d’Arthur.

Pardon, mon cher cousin, si le logement que je vous destine n’est pas meublé dans le dernier goût.