Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/32

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CALEB, vivement.

Comment ! dans le dernier goût ? Dieu merci, il y a assez d’appartemens au château de Derby, miss, et d’appartemens magnifiques encore, celui du pavillon par exemple, qui est si richement décoré.


ANNA, bas, à Caleb.

Comment ! que veux-tu dire ?


CALEB.

Oui, celui que le feu Lord avait l’intention de décorer si richement : c’est la même chose… mais j’ai pensé que celui-ci conviendrait mieux à mylord, un appartement historique…


ANNA, à part.

Que dit-il ?


CALEB.

Un vrai logement de prince, c’est là que le prétendant a couché après la bataille de Kulloden ; l’ameublement est un peu gothique, mais pour l’honneur de la famille, on se serait fait un scrupule d’y rien changer.


ARTHUR.

C’est bon, mon vieux camarade, un capitaine de vaisseau n’est pas difficile : en pleine mer, six pieds carrés, et un hamac.


CALEB.

Du reste, mylord, une vue superbe, le lac sous vos pieds, le jardin, les fleurs…


ARTHUR.

Des fleurs ! un joli point de vue ; il ne m’en faut pas davantage ; j’aime beaucoup les fleurs, et…