Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/38

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nez, voilà le château de vos pères, je vous le rends ; soyez heureuse, vous ne me verrez plus.


CÉCILE, à la table.

Ah ! le joli bouquet !


WILLIAMS.

Quant au cousin, c’est une autre affaire, nous avons un compte d’une autre espèce à régler ensemble ; et si d’ici à ce soir il ne retourne pas à bord de sa frégate, je lui ferai voir à ce monsieur Arthur, que la maison Smith et compagnie ne met pas de retard dans ses paiemens.

(Il sort.)

Scène III.



CÉCILE, seule, s’avançant machinalement du côté où il est sorti, et le menaçant de la main.

Arthur ! il a parlé d’Arthur, je crois ; il avait l’air de le menacer ! Est-ce qu’il voudrait lui faire du mal ? oh ! le vilain homme ! qu’il est méchant ! je le déteste ! (après une pause, apercevant les fleurs.) Ah ! des fleurs !… Qui vient de les apporter ? eh ! mais… c’est moi… oui, je me rappelle… je ne me trompe pas, il est arrivé, je l’ai vu, il a dit : J’aime beaucoup les fleurs : et moi, sans en rien dire à personne, je suis descendue au jardin… j’ai cueilli les plus belles, et quand il viendra, il va les voir, cela lui fera plaisir, et je serai bien heureuse.