Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/40

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CÉCILE.

Maman.


ARTHUR.

Ta belle-mère ?


CÉCILE, prêtant l’oreille.

Écoute, ne l’entends-tu pas ?… elle vient… oui, c’est elle… la voici !… ah… elle me menace !


ARTHUR.

Cécile ?


CÉCILE, joignant les mains.

Maman… grâce, grâce ! je vous en supplie, je ne veux pas partir… (avec violence.) Ne m’approchez pas, ne m’approchez pas… (Elle se jette dans les bras d’Arthur.)


ARTHUR.

Cécile, mon amie, reviens à toi.


CÉCILE.

Où suis-je ? qui m’appelle ! ah ! c’est toi, Arthur, c’est toi ! que s’est-il donc passé ? Comme j’ai chaud là. (mettant la main à son front.)


ARTHUR.

Tu souffres ?


CÉCILE, avec effusion.

Non, non, je t’ai revu, ce n’est plus rien. Arthur ! qui donc m’avait dit que tu t’étais en allé, ce n’est pas vrai, n’est-ce pas ? tu ne voudrais pas me faire de la peine, tu m’aimes, toi.


ARTHUR.

Peux-tu douter de mon amitié !


CÉCILE.

Prenez-y garde, monsieur, si vous me trompez je vais