Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/42

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CÉCILE, le lui arrachant des mains.

Et moi je ne veux pas, c’est à moi ce bouquet-là, à moi toute seule… c’est moi qui l’ai cueilli…


ARTHUR.

Vous !


CÉCILE.

Oui, moi ; cela t’étonne ? est-ce que tu n’avais pas dit que tu les aimais ?


ARTHUR.

C’est pour moi… (lui offrant un bouquet.) Pardon, Cécile, je vais réparer mes torts.


CÉCILE, pressant le bouquet contre son cœur.

Maintenant il ne me quittera plus !


ANNA.

Vraiment, mon cher Arthur, vous faites des miracles, voilà une attention dont je ne la croyais pas capable ; depuis votre arrivée, elle semble parfois avoir quelque souvenir…


ARTHUR.

Vous croyez… ma présence pourrait… mais non, vous vous trompez, miss ; tenez, regardez-là, immobile, les yeux fixés sur la terre, elle ne nous voit pas, ne nous entend pas, et est retombée dans la rêverie dont elle avait paru sortir un moment.


Scène VI.

CÉCILE, ARTHUR, CALEB, ANNA.



CALEB.

Milady !